mardi 19 août 2008

À l'hôpital de Brest, le Dr Munck aide les familles et leur enfant adopté

Le docteur Munck dans le service de pédiatrie de l'hôpital Morvan. : Ouest-France
BREST. - Elle est LA « spécialiste » des enfants adoptés dans le Grand Ouest, selon les familles qui viennent la voir. La pédiatre Marie-Reine Munck tient une consultation pour les enfants adoptés, à l'hôpital Morvan de Brest. C'est ce type de service que la secrétaire d'État à la famille souhaite ouvrir dans chaque région (1), pour informer et former les parents à l'adoption.
De plus en plus de demandes
À Brest, la consultation existe depuis une vingtaine d'années grâce au docteur Le Fur qui, voyant les nouveaux besoins, avait peu à peu pris en charge les enfants adoptés. En 2000, le docteur Munck a pris le relais de ces consultations « informelles », où elle reçoit aussi des parents avant l'adoption. « Ils viennent me voir avec le dossier médical de l'enfant, afin que je les informe et leur explique les termes techniques. » En aucun cas elle n'essaie d'influencer leur décision.
Une fois l'enfant adopté, les familles viennent la trouver lorsqu'un problème surgit, ou sur recommandation du médecin de famille. Sauf dans certains cas (hépatite B, retard de croissance), elle ne les accompagne que « ponctuellement ». Un suivi trop fréquent « ne serait pas bon pour eux, car ils seraient stigmatisés comme des enfants adoptés ».
Sans compter qu'elle n'a pas le temps : son agenda est plein. Cette année, elle a rencontré plus de 150 bébés, enfants et jeunes ados jusqu'à 15 ans. Un effectif en constante augmentation depuis « deux, trois ans ». La pédiatre est aidée d'une équipe d'infirmières et d'auxiliaires de puériculture, mais aussi des pédopsychiatres, des psychologues...
Écouter, rassurer, conseiller
Pour le docteur Munck, l'essentiel est dans l'écoute. Elle questionne au maximum « les parents pour connaître l'histoire de l'enfant, d'où il vient ». Y a-t-il eu des sévices ? Connaît-on ses parents biologiques ? Autant d'informations pour cerner le passé et parfois comprendre le présent. Comme dans les « troubles de l'attachement » ou « les problèmes d'alimentation : certains enfants dévorent car ils ont souffert de la faim ». À son arrivée en France, le bébé est parfois malade, ce qui a de quoi inquiéter les familles. Le médecin est là pour rassurer des couples qui « depuis des années attendaient leur enfant après avoir parfois connu des problèmes de stérilité ».
Après l'écoute vient l'examen médical. Avec dix ans d'expérience, le docteur Munck reconnaît les maladies liées au pays d'origine. Comme « les parasitoses cutanées et intestinales (gale, teigne) », chez les enfants d'Afrique et d'Haïti. « Le syndrome d'alcoolisme foetal » lié au parent biologique, chez les enfants d'Europe de l'Est. Ou, plus tard, « une puberté très précoce, vers 5-6 ans, chez les fillettes venues d'Afrique ». Autant de phénomènes plutôt rares chez les enfants nés en France. On comprend le rôle essentiel de ces médecins spécialisés.
Cécile RENOUARD.
(1) En 2005, le secrétariat d'État à la famille a mis en place une quinzaine de sites pilotes de Consultations d'orientation et de conseil pour l'adoption (Coca), en France.
A noter, 2 autres spécialistes des enfants adoptés consultent à Pau (professeur Choulot) et à Dijon (docteur Jean Vital de Monléon). Agnès me signale aussi un centre de l'adoption dirigé par le docteur COMBE Ã l'hopital de Hyères dans le Var

Source : Ouest France du 29 Juillet 2008

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Sylvie,
Il ya aussi un centre de l'adoption dirigé par le docteur COMBE à l'hopital de Hyères dans le Var.(il est génial!)
cordialement,
Agnès,maman de Maëlie et lid 27/12/06....

Il faut avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit

Et le bonheur est entré dans notre maison le 20 Octobre 2009 avec l'arrivée d'Emilie